26/10/2015

« A PROPOS DU CANAL DE SUEZ »

L'Association Culturelle Egypto-Suisse organise une conférence

« A PROPOS DU CANAL DE SUEZ »

Le point de vue des générations de nationalistes égyptiens

sur un projet national

Conférence par Dr Ali El-Hefnawy

 

JEUDI 29 OCTOBRE à 18.30- Uni DUFOUR, salle 259 - Entrée libre

Lire la suite

17:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/10/2015

Les projets de Marc Camoletti pour le palace de Gezireh. Brève contribution à propos du Caire cosmopolite[1]

L’architecte Marc Camoletti, bien connu pour ses réalisations genevoises et sa participation à des concours internationaux, a projeté un morceau de ville sur les bords du Nil au début du XXe siècle. Rien de ce projet, conservé dans un carton sous le titre Projet d’hôtel pour l’île de Gesirch[2] (en réalité Gezirah) n’a pourtant été réalisé. L’important fonds d’archives Camoletti déposé aux Archives de l’Institut d’architecture de l’Université de Genève en 2005 et 2006 est une mine à exploiter[3]. La carrière des Camoletti, qui, toutes générations confondues, ont marqué le visage de Genève, mérite d’être approfondie. Celle de Marc Camoletti (1857-1940) a fait l’objet de diverses études, dont un récent mémoire de licence en histoire de l’art, non publié à ce jour, de la part d’Anne Gueissaz[4]. C’est l’ensemble de l’œuvre de cet important architecte qu’il faudrait maintenant étudier.

Lire la suite

23:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/10/2015

Méditer John Ruskin

 

 

ruskin-ca-dario.jpg

Palazzo Dario, Venise, dessin de Ruskin

Ecrivain, dessinateur, esthète, théoricien d'art, John Ruskin a écrit d'innombrables pages sur l'architecture et laissé de remarquables dessins et pensées. Voici quelques extraits qui pourraient être lus et médités par les décideurs et promoteurs modernes.

"Le principe des temps modernes [...] consiste d'abord à négliger les édifices puis à les restaurer. Prenez soin de vos monuments et vous n'aurez nul besoin de les restaurer. Quelques feuilles de plomb placées en temps voulu sur la toiture, le balayage opportun de quelques feuilles mortes et de brindilles de bois obstruant un conduit sauveront de la ruine à la fois murailles et toiture. Veillez avec vigilance sur un vieil édifice; gardez-le de votre mieux et par tous les moyens de toute cause de délabrement. Comptez en les pierres comme vous le feriez pour les joyaux d'une couronne; mettez-y des gardes comme vous en placeriez aux portes d'une ville assiégée; liez-le par le fer quand il se désagrège; soutenez-le à l'aide de poutres quand il s'affaisse; [...] faites-le avec tendresse, avec respect, avec une vigilance incessante, et encore plus d'une génération naîtra et disparaîtra à l'ombre de ses murs [...]

Des dégradations ignorantes et aveugles, il est inutile de parler. Mes paroles n'arriveront pas jusqu'à ceux qui les commettent, mais qu'on les entende ou non, il est une vérité qu'il me faut exprimer: la conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent en partie à ceux qui les ont construits, en partie à toutes les générations d'hommes qui viendront après nous. Les morts ont encore droit sur eux, et nous n'avons pas le droit de détruire le but de leur labeur, que ce soit la louange de l'effort réalisé, l'expression d'un sentiment religieux ou toute autre pensée dont ils auront voulu voir le témoignage permanent en cet édifice qu'ils édifiaient. Ce que nous-mêmes nous aurons construit, libre à nous de l'anéantir; mais ce que d'autres hommes ont accompli au prix de leur vigueur, de leur richesse et de leur vie, reste leur bien; leurs droits ne sont pas éteints avec leur mort. Ces droits ils n'ont fait que nous en investir. Ils appartiennent à tous les successeurs. Ce peut être dans l'avenir un sujet de douleur ou une cause de préjudice pour des millions d'êtres, que nous ayons consulté nos convenances actuelles et démoli tels édifices dont il nous plaisait de nous défaire. Cette douleur, cette perte nous n'avons pas le droit de l'infliger. [...] Un bel édifice vaut nécessairement le terrain sur lequel il s'élève; et il en sera de même jusqu'à ce que le centre de l'Afrique et de l'Amérique soient aussi peuplés que le comté de Middlesex."

 

John Ruskin, "La lampe du souvenir" ds. Les sept lampes de l'architecture, trad.G. Elwall, Paris, 1886 (1849),  pp. 259-260 http://1886.u-bordeaux3.fr/files/original/77a778b2b48cf0b...

 

20:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook