19/09/2008

Eugène Viollet-le-Duc entre passion et raison

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Conférence organisée par

 

la Municipalité de Lausanne, l’Ambassade de France en Suisse, le Ministère de la Culture et de la Communication, la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur et la Famille

 

avec

 

 Madame Leïla el-Wakil, Maître d’enseignement et de recherche, l’Université de Genève

Monsieur Robert Dulau, Conservateur en chef du patrimoine, Cité de l'Architecture et du Patrimoine à Paris

 

Lundi 29 septembre 2008, à 11h00

 

Aula des Cèdres – Avenue de Cour 33 - Lausanne

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04/07/2008

En marge de l'incendie de l'ancienne Ecole de Chimie

 
Pour une culture architecturale à Genève

 

Et maintenant que va-t-on faire ? Laissée à l’abandon derrière ses façades refaites (un cache-misère !), l’ancienne Ecole de Chimie a en quelques semaines fait l’objet d’une inondation, d’une effraction au tournevis ( !), et, le pire, d’un incendie dévastateur dont on n’a pas pris encore toute la mesure des implications sur la vie du bâtiment et sur celle des usagers.

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11:06 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : patrimoine, etat, culture architecturale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/06/2008

Le feu à l'ancienne Ecole de Chimie

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Triste jour pour les usagers de l'ancienne Ecole de Chimie! Le bâtiment sinistré par un incendie survenu dans la nuit du 29 au 30 juin. La toiture de l'aile arrière calcinée, la bibliothèque d'italien ruinée, les bibliothèques d'espagnol et d'histoire de l'art mouillées ainsi que l'importante diathèque. Ce matin les usagers se voyaient interdit l'accès à leur lieu de travail; d'aucuns pensaient avoir perdu des mois de travail.

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22:31 Publié dans Université | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : patrimoine, etat, entretien des bâtiments | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/05/2008

Le plus ancien amphithéâtre de Genève

L'ancienne école de Chimie, rebaptisée Bâtiment des Philosophes, du nom du boulevard qu'elle borde et depuis que les littéraires de l'Université de Genève s'y  sont installés, conserve encore son grand amphithéâtre d'origine. Cette importante pièce de la maison est toujours en usage pour les cours magistraux. Récemment elle a abrité la leçon d'adieu du professeur Mauro Natale, pleine à craquer pour la circonstance de tout ce que Genève compte d'historiens de l'art  et de gens de musées de place, désireux de rendre hommage à la tradition savante du connoisseurship, devenue genevoise depuis le professorat de Marcel Roethlisberger et poursuivie par notre jeune et brillant collègue, Frédéric Elsig.

Usé par plus d'un siècle de services ininterrompus, l'amphi de bois sombre craque de toutes ses jointures et trahit tant le retardataire qui essaie de s'installer en catimini que l'auditeur pressé de s'esquiver avant l'heure. L'entretien de la salle, comme l'entretien du bâtiment tout entier, laisse à désirer, même si l'on vient d'équiper le lieu des moyens de projection modernes (beamer, DVD, etc.), en principe au service des enseignants, à moins que ce ne soit le contraire! La technologie des éclairages et de l'obscurcissement de la salle, commandée par un tableau de bord digne d'un paquebot d'après-guerre, aux multiples et énigmatiques boutons et manettes, ne révèle au commandant ses secrets qu'après un long et patient apprentissage.

Le grand amphithéâtre est accessible depuis l'imposant palier supérieur de l'escalier d'honneur du bâtiment, garni de colonnes et de balustrades et décoré de faux marbres. Une porte monumentale s'ouvre sur deux petits escaliers latéraux jumeaux, qui dissimulent la vue de la salle et qu'il faut d'abord gravir, avant de parvenir aux gradins qui s'échelonnent rapidement et desservent les longs bancs à placet mobile qui hébergent, plus ou moins comfortablement, les postérieurs des ouailles. Le professeur est debout dans la fosse derrière un pupitre apocryphe muni d'un micro moderne.

Malgré ses imperfections actuelles, liées à son grand âge, le grand amphi alias Phil I est une salle dont il faut assurer la sauvegarde. Il s'agit en effet du plus ancien amphithéâtre universitaire genevois encore conservé dans un état qui est pratiquement celui d'origine, ce qui lui confère indiscutablement une valeur historique au sens riegelien du terme. L'auguste lieu a de plus conservé son usage, et, moyennant une restauration intelligente et sensible, nul doute qu'il puisse continuer d'offrir de bons et loyaux services aux générations à venir ... et même de rivaliser par son cachet remis en valeur avec les amphis de dernière génération d'UniDufour et d'UniMail.    

 

 

 

 

14:25 Publié dans Patri | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : patrimoine, université, amphithéâtre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/05/2008

Le cimetière anglais de Malaga

 

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Dans le quartier de Malagueta (à l’est de la ville de Malaga), un quartier de villégiature balnéaire qui s’est développé à la fin du XIXe siècle, on trouve encore, en voie de réaffectation, un ancien palace néo-mudéjar, transformé en palais de justice, un grand complexe résidentiel du début du XXe siècle d’allure classique, toujours habité. A l’arrière, ce qui au premier abord passe pour un parc un peu désordonné, entouré d’une grille envahie de bougainvilliers et d’hibiscus.

 

A l’angle sud-ouest du parc une loge d’entrée dans un style gothique victorien est gardée par deux lions sert aujourd’hui d’abri à la surveillante, une vieille lady britannique, qui tient boutique, vend des cartes postales et des citrons et fait un commentaire détaillé de l’histoire du lieu. Cette poche de verdure en broussailles est le premier cimetière britannique, édifié sur le sol espagnol en 1831, à l’intention des ressortissants britanniques et de tout pratiquant de confession autre que catholique-romaine, jusque là incinérés sur le bord de la plage. Le Consul britannique William Mark obtint en 1829 la concession de ce terrain par le gouverneur de Malaga.

 

Le terrain, en forte pente, fut aménagé comme un jardin botanique dans lequel les riverains pourraient venir se reposer: des espèces rares furent plantées. De la loge d'entrée, le chemin grimpe en direction d’une première esplanade sur laquelle prend place le « lodge-temple » (1836), de pierre rouge à colonnes doriques, dessiné dans le plus pur style palladien. De là, l’ascension continue en direction du sommet du cimetière, où gisent, parmi d’autres, les tombes couvertes de coquillages de jeunes enfants.1504831746.JPG

 

La variété des types de monuments funéraires évoque les divers styles classiques et gothiques. On trouve des obélisques, des colonnes tronquées et des urnes, des faces voilées, et les si particulières tombes recouvertes de coquillages.

 

Ce jardin des morts est à l’abandon et certains monuments sont au bord de la ruine. La luxuriante végétation méditerranéenne, qu’aucun jardinier n’a plus guère taillée depuis des décennies, envahit les allées et renverse les vieilles pierres fragiles. Le cimetière demeure cependant pour les riverains un nostalgique havre de verdure. On ne peut que souhaiter que dans la prospère ville de Malaga, qui remet vigoureusement debout son patrimoine architectural et paysager, on décide bientôt d’injecter un peu d’argent à la réhabilitation de l’exceptionnel cimetière anglais de Malaga.

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