22/01/2016

La culture confisquée

Les communicants des partisans du projet officiel pour le Musée d'Art et d'Histoire ont fait main basse sur les mots. Juste pour embrouiller un public que, dans leur scénario simplificateur, pour ne pas dire simpliste, ils ont lourdement sous-estimé! L'imbroglio langagier engendré par le OUI au Musée vise à signifier que les opposants disent NON au Musée. La création du slogan "Toute la Culture" (c'est nous!), une appropriation de la Culture en somme, est une tentative d'en déposséder les adversaires. Toute l'opération vise à sous-entendre que le camp d'en face est un ramassis de gros balourds incultes. La vraie question est la suivante. A qui appartient la culture? A qui appartiennent les mots?

 

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09/01/2016

Pour une culture du cadre bâti

La bataille qui fait rage autour de l’avenir du Musée d’Art et d’Histoire et qui voit se dresser de toutes parts des champions pour son sauvetage est le reflet d’un profond désarroi culturel autour de l’architecture et de ce qu’on peut plus largement appeler le cadre bâti. Genève subit une pression économique extrême, comme dans l'immédiat après-guerre qui a vu disparaître tous les beaux immeubles néo-classiques qui bordaient la petite rade, remplacé par des établissements bancaires. Sous prétexte de bâtir du logement (mais quels logements, combien sont vides ? pour quels portefeuilles ?), il n’est plus de domaine qui ne soit morcelé, de bosquets d’arbres qui ne soient abattus, de dégagements d’immeubles ou de cours qui ne soient construits. La question se pose officiellement en termes de m2 de planchers à gagner, officieusement en termes d’espèces sonnantes et trébuchantes surtout, le prix du m2 d’un sol à rentabiliser excessivement.

Capture.JPG

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/petite-foret-disp...

Récemment à l’angle route de Malagnou, une des pénétrantes en ville de Genève, autrefois bordée de remarquables domaines, dont subsistent quelque promenade à chiens …, et du chemin de l’Amandolier, la tronçonneuse a sacrifié une véritable petite forêt sur laquelle vont prendre place des immeubles. Sans que personne ne s’en plaigne disait un laconique compte-rendu de la Tribune de Genève. Mais que tout le monde cependant autour de moi, j’en atteste, regrette vivement. Quoi qu’en disent les désinformateurs de tout poil, la population genevoise est très sensible à ces changements qui durcissent et péjorent le cadre de vie. « Construire la ville en ville », comme tous les autres slogans, aussi péremptoires que discutables, dont se gargarisent les milieux affairistes, c’est perdre de la verdure, des zones informelles et libres, un espoir de friche où la nature pourrait reprendre des droits ; c’est aussi perdre du soleil, si chèrement gagné par les théoriciens hygiénistes de la ville au XIXe siècle. Dans son ouvrage intitulé Persépolis ou essai sur l’amélioration de la ville de Genève (1873), le Dr Antoine Baumgartner ne travailla-t-il pas à dénoyauter et aérer la ville qu’on s’ingénie aujourd’hui à « renoyauter » et à surélever ? A l’heure où les étés caniculaires se répètent, est-il raisonnable de sacrifier sur l’autel d’une promotion immobilière tous azimuts ces poumons de verdure urbains dont Genève a la chance d’avoir hérité d’un passé bienheureux et que les métropoles internationales prises dans leurs étaux minéraux et bétonnés s’efforcent d’inventer en végétalisant les façades et les toitures des immeubles pour faire tomber le mercure de quelques degrés ?

Comment se fait-il que le Conseiller d’Etat issu des Verts à la tête du DALE n’intègre pas dans sa politique urbaine les données environnementales qui gagnent toutes les villes européennes et mondiales ? Les troupes affectées à l’urbanisme continuent de dépecer sans états d’âme un précieux territoire à qui mieux mieux. La culture du cadre bâti passe par la reconnaissance des valeurs de l’existant par rapport au nouveau, spécifiques à chaque lieu (Genève n’est pas New York), et par l’analyse fine du rapport complexe entre nature et architecture, vides et pleins, ombres et lumière.

 

08/12/2015

Cointrin: un patrimoine insoupçonné

Cointrin a vu changer son caractère champêtre au moment de l'implantation d'un "champ d'aviation" décidé en 1919. Du champ on passa vite à une piste en béton, qui n'a cessé de s'agrandir, puis à des bâtiments de hangars et d'aérogare proprement dits. De l'ancien village de Cointrin il ne reste aujourd'hui que des traces ténues que la phase exploratoire d'un nouveau Recensement architectural du Canton de Genève pour la commune de Meyrin se charge de relever. C'est à l'Ouest de l'avenue Louis Casaï (l'Est est en cours de démolition!) qu'il faut partir en exploration pour découvrir des chemins insoupçonnés, des havres de verdures ...

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26/10/2015

« A PROPOS DU CANAL DE SUEZ »

L'Association Culturelle Egypto-Suisse organise une conférence

« A PROPOS DU CANAL DE SUEZ »

Le point de vue des générations de nationalistes égyptiens

sur un projet national

Conférence par Dr Ali El-Hefnawy

 

JEUDI 29 OCTOBRE à 18.30- Uni DUFOUR, salle 259 - Entrée libre

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20/10/2015

Les projets de Marc Camoletti pour le palace de Gezireh. Brève contribution à propos du Caire cosmopolite[1]

L’architecte Marc Camoletti, bien connu pour ses réalisations genevoises et sa participation à des concours internationaux, a projeté un morceau de ville sur les bords du Nil au début du XXe siècle. Rien de ce projet, conservé dans un carton sous le titre Projet d’hôtel pour l’île de Gesirch[2] (en réalité Gezirah) n’a pourtant été réalisé. L’important fonds d’archives Camoletti déposé aux Archives de l’Institut d’architecture de l’Université de Genève en 2005 et 2006 est une mine à exploiter[3]. La carrière des Camoletti, qui, toutes générations confondues, ont marqué le visage de Genève, mérite d’être approfondie. Celle de Marc Camoletti (1857-1940) a fait l’objet de diverses études, dont un récent mémoire de licence en histoire de l’art, non publié à ce jour, de la part d’Anne Gueissaz[4]. C’est l’ensemble de l’œuvre de cet important architecte qu’il faudrait maintenant étudier.

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16/10/2015

Méditer John Ruskin

 

 

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Palazzo Dario, Venise, dessin de Ruskin

Ecrivain, dessinateur, esthète, théoricien d'art, John Ruskin a écrit d'innombrables pages sur l'architecture et laissé de remarquables dessins et pensées. Voici quelques extraits qui pourraient être lus et médités par les décideurs et promoteurs modernes.

"Le principe des temps modernes [...] consiste d'abord à négliger les édifices puis à les restaurer. Prenez soin de vos monuments et vous n'aurez nul besoin de les restaurer. Quelques feuilles de plomb placées en temps voulu sur la toiture, le balayage opportun de quelques feuilles mortes et de brindilles de bois obstruant un conduit sauveront de la ruine à la fois murailles et toiture. Veillez avec vigilance sur un vieil édifice; gardez-le de votre mieux et par tous les moyens de toute cause de délabrement. Comptez en les pierres comme vous le feriez pour les joyaux d'une couronne; mettez-y des gardes comme vous en placeriez aux portes d'une ville assiégée; liez-le par le fer quand il se désagrège; soutenez-le à l'aide de poutres quand il s'affaisse; [...] faites-le avec tendresse, avec respect, avec une vigilance incessante, et encore plus d'une génération naîtra et disparaîtra à l'ombre de ses murs [...]

Des dégradations ignorantes et aveugles, il est inutile de parler. Mes paroles n'arriveront pas jusqu'à ceux qui les commettent, mais qu'on les entende ou non, il est une vérité qu'il me faut exprimer: la conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent en partie à ceux qui les ont construits, en partie à toutes les générations d'hommes qui viendront après nous. Les morts ont encore droit sur eux, et nous n'avons pas le droit de détruire le but de leur labeur, que ce soit la louange de l'effort réalisé, l'expression d'un sentiment religieux ou toute autre pensée dont ils auront voulu voir le témoignage permanent en cet édifice qu'ils édifiaient. Ce que nous-mêmes nous aurons construit, libre à nous de l'anéantir; mais ce que d'autres hommes ont accompli au prix de leur vigueur, de leur richesse et de leur vie, reste leur bien; leurs droits ne sont pas éteints avec leur mort. Ces droits ils n'ont fait que nous en investir. Ils appartiennent à tous les successeurs. Ce peut être dans l'avenir un sujet de douleur ou une cause de préjudice pour des millions d'êtres, que nous ayons consulté nos convenances actuelles et démoli tels édifices dont il nous plaisait de nous défaire. Cette douleur, cette perte nous n'avons pas le droit de l'infliger. [...] Un bel édifice vaut nécessairement le terrain sur lequel il s'élève; et il en sera de même jusqu'à ce que le centre de l'Afrique et de l'Amérique soient aussi peuplés que le comté de Middlesex."

 

John Ruskin, "La lampe du souvenir" ds. Les sept lampes de l'architecture, trad.G. Elwall, Paris, 1886 (1849),  pp. 259-260 http://1886.u-bordeaux3.fr/files/original/77a778b2b48cf0b...

 

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10/07/2015

Post Tenebras Lux ? Non au « projet Nouvel » !

Dix-huit années de tâtonnements dans les ténèbres de l’iconoclasme et l’opacité de procédures pas claires du tout prendront-elles fin lors de l’annonce de l’obtention du nombre de signatures requises pour faire aboutir le référendum municipal contre le budget de quelques 140 M° voté par le Conseil municipal en vue des travaux de restauration et d’agrandissement du Musée d’Art et d’Histoire de Genève, soit contre le « projet Jean Nouvel » ? Quoi qu’il en soit, n’en déplaise à certaines fortunes et à une « élite » cosmopolite d’expression anglaise, qui s’estiment plénipotentiaires, la première étape d’un des processus de la très enviée sacro-sainte démocratie semi-directe helvétique aura pris place. L’étape suivante sera celle de la votation populaire à mettre sur pied comme le réclame la procédure référendaire. Il reviendra alors à la vox populi votant en Ville de Genève de s’exprimer. Mais comment, au sortir du tortueux chemin ténébreux, retrouver la lumière, les lumières de la raison ? Car, comme Francisco Goya l’avait si bien illustré, le sommeil de la raison engendre des monstres …

Par leur diversité, les personnalités, associations, groupements, partis du comité référendaire ont représenté le large front des opposants à un projet imposé d’en haut, critiquable d’un point de artistique, architectural, muséographique, financier, moral et éthique. Rarement projet culturel à Genève n’a suscité autant de dissensions. Tout déplaît dans le fond comme dans la manière : du projet qui fait fi du beau parti architectural de Camoletti, du côté daté de ce projet – pire, démodé -, à la désinvolture face à un des plus beaux monuments du patrimoine genevois ; de la superbe de MAH+, à la morgue de l’archistar en passant par l’arrogance du principal bailleur de fonds. Pour bien moins que ça des votations populaires issues de processus référendaires ont été gagnées à Genève ! Les citoyens ont ainsi sauvé la transformation lourde du Musée Ariana menacé par un projet de salle polyvalente, refusé la démolition pure et simple de l’Hôtel de la Métropole, empêché la disparition des Bains des Pâquis, rejeté un projet de Musée d’ethnographie à la place Sturm …

Lux fiat ! Que la lumière soit d’abord faite sur l’édifice qu’on annonce déjà moribond ! Repoussée depuis trop longtemps aux calendes grecques et subordonnée au projet d’agrandissement, la restauration de l’édifice s’impose maintenant comme une priorité absolue. Restaurer signifie ici retrouver la qualité et la cohérence dont l’édifice a été privé au fil des ans et des outrages. Dans un premier temps c’est un restaurateur qu’il faut au chevet de l’édifice et non un architecte soucieux d’imprimer sa marque, un restaurateur au sens où l’entend si bien déjà le théoricien florentin de la Renaissance, Léon Battista Alberti, dans son Livre X du De Architectura qui, comme un médecin, s’enquiert de l’état de santé de l’édifice, répare ce qui est dégradé, améliore ce qui est défaillant, tout en respectant les caractéristiques et  fonctionnement de l’organisme architectural d’origine. Comme le prescrivent les chartes nationales et internationales, en particulier la Charte de Venise (1964), incontournable guideline en matière de conservation architecturale, l’auscultation fine et le diagnostic des pathologies précéderont toute décision d’intervention.

Documenter le Musée d’Art et d’Histoire, faire la lumière sur son histoire précise, ne seront pas chose difficile, l’extraordinaire photothèque du musée comprenant une fabuleuse collection photographique permettant même de retrouver l’état des épatants aménagements d’origine, jusqu’aux magnifiques vitrines polygonales aux châssis de bois durs dont aucune (dans la trop opulente et trop négligente Genève) n’a survécu à ce jour ! La photothèque illustre par le menu l’état des transformations/modernisations successives, par salle ou par département, au gré de la volonté des directeurs et conservateurs successifs. L’étude exhaustive de cette documentation, qui permettrait de connaître l’évolution quasi-quotidienne du bâtiment et de ses aménagements n’a jamais été faite. Aucun directeur n’en a jamais éprouvé le besoin ni l’envie. Une telle étude pourrait pourtant donner lieu à une extraordinaire exposition monographique sur l’histoire du Musée d’Art et d’Histoire, à l’heure où l’on n’aura bientôt d’autre scénario que de fermer l’institution pour plusieurs années. De même, et afin de sensibiliser les publics à la grandeur de la tradition architecturale genevoise, ce sont plusieurs autres importantes expositions qui pourraient rapidement prendre place au Musée d’Art et d’Histoire de Genève : des trésors documentaires dorment encore dans les archives d’Etat ou aux archives de la Bibliothèque ou de l’Université de Genève, et seuls quelques chercheurs privilégiés en connaissent les richesses. Le fonds Edmond Fatio et ses splendides aquarelles, remplirait à lui seul plusieurs galeries du MAH ...

L’extension et/ou l’agrandissement du MAH doivent peut-être faire l’objet d’un vrai concours architectural, quand bien même, dans un esprit prévoyant, nos autorités avaient dans les années 1930’ montré la voie d’un scénario lumineux – perdu dans l’amnésie administrative-, celui de la restitution du bâtiment des Casemates, occupé aujourd’hui par la HEAD, par l’Etat à la Ville en cas de nécessité. Comme calculé par Patrimoine Suisse, les surfaces ainsi récupérées offriraient un important gain en m2. Si toutefois c’est un type d’extension (partiellement) visible que l’on devait préférer (on se demande d’ailleurs pourquoi au juste), l’élaboration des termes du concours dans ce périmètre sensible et historique entre Vieille Ville et Plateau des Tranchées se fera de manière concertée en profitant de l’expérience des historiens de l’architecture et du développement urbain de Genève et dans le respect du génie du lieu. On veillera donc à ce que le lobby des architectes ne fasse main basse sur le jury (règle devenue trop implicite pour être contestée !), de sorte que le MAH ne redevienne pas l’otage de partisans uniformément prosélytes de l’architecture moderne et industrialisée.

Mr Chaplin, mais où sont donc les Lumières de la Ville aujourd’hui ? Plus guère dans la foi réformée, ni dans l’Esprit de Genève, pas plus que dans la Banque protestante … Ville internationale, plateforme bancaire et de matières premières, Genève s’est un peu perdue entre global et local et n’a plus foi dans tout ce qui constitue pourtant son identité hors pair. Or aujourd’hui, la « population genevoise » se réveille et dit : Non au « projet Nouvel » ! Il est permis d’espérer.

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27/05/2015

MATERIEL/IMMATERIEL 40 ANS DE PARTIMOINE, 1970-2010

Le cahier double 21/22 de la revue de l'Office du patrimoine et des sites Patrimoine et Architecture vient de paraître aux éditions InFolio au mois d'avril 2015. La publication résulte d'un colloque international qui s'était tenu au Département d'histoire de l'art et de musicologie de l'Université de Genève en hiver 2010. Le propos de ce colloque était d'établir un point sur la question patrimoniale telle qu'elle s'est développée entre 1970 et 2010.

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12/05/2015

MAH-: NON au "projet Nouvel" pour le Musée d'Art et d'Histoire

COMMUNIQUE DE PRESSE

MAH plénière (59).JPG

MAH- Non au « Projet Jean Nouvel » pour le Musée d’Art et d’Histoire de Genève

Rassemblant des opposants de différents horizons culturels et politiques au "projet Jean Nouvel" pour le Musée d’Art et d’Histoire de Genève,

les administrateurs de la page Facebook MAH- https://www.facebook.com/agrandissementMAHnon
et du site Mahmoins http://mahmoins.simplesite.com/

entendent faire valoir des arguments en faveur de la restauration dans les règles de l’art du Musée d’Art et d’Histoire de Genève et prendre le contrepied d’une propagande sans limite propagée par tous les canaux et organes officiels et inofficiels.

Construit par Marc Camoletti, l’un de nos meilleurs architectes genevois du début du XXe siècle, le Musée d’Art et d’Histoire est un monument majeur du patrimoine genevois et national qui aurait dû figurer sur la liste des monuments classés depuis longtemps.

Contrairement à ce qu’assènent les partisans de ce projet, vieux de dix-sept ans, la coûteuse transformation qu’on entend lui faire subir, sous le label de « projet Nouvel », va, en occupant la cour, en disqualifier la distribution, la subtilité de l’éclairage et la respiration de l’architecture sans pour autant augmenter sensiblement les surfaces à disposition des actuelles collections. Il est par ailleurs déplacé d’invoquer ici quelque principe de réversibilité que ce soit, s’agissant d’un projet devisé à quelques 140 M° de frs. Enfin le Partenariat Public/Privé mis sur pied avec la Fondation Gandur revient à une inacceptable privatisation d’un patrimoine public.

Alarmé de façon plus générale par la désinvolture avec laquelle nos élus et nos représentants dans la Commission des Monuments, de la Nature et des Sites considèrent le patrimoine architectural auquel les Genevois sont attachés et gèrent son destin, MAH- entend marquer sa désapprobation à l’égard de projets outranciers et vulgaires qui dénaturent les monuments et le paysage urbain genevois.

MAH- Genève, le 12 mai 2015.

22/02/2015

Dans les méandres de la globalisation. Le Musée d’art et d’histoire de Genève

 

Inauguré en grande pompe en 1910, le Musée d’art et d’histoire de Genève, résultat final de deux concours d’architecture, continue d’impressionner les visiteurs locaux et étrangers. Sur le site de Tripadvisor, dont une rubrique tient le rôle d’enquête de satisfaction, les commentaires de ces quatre dernières années nous en apprennent beaucoup sur la réception du bâtiment et de ses collections par le public. Plusieurs touristes s’étonnent de trouver à Genève un aussi «magnifique» bâtiment, «un palais exceptionnel», avec cour intérieure et splendide escalier.


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