01/07/2016

Ceci n'est pas un ensemble

Jamais la tension n’a été si vive entre défenseurs du patrimoine et du paysage urbain de la Ville et du Canton de Genève, qui défendent le respect du cadre bâti et paysager dans un but idéal et désintéressé, d’une part, et promoteurs immobiliers et propriétaires, qui âprement partent en procédures pour gagner m2 et loyers, d’autre part. La mise en place de la loi sur les surélévations en 2006 amendée en 2008, sans doute une grave erreur au vu des réalisations et tentatives qui prolifèrent sur tous les immeubles qui ne bénéficient pas d’une protection, a engendré une spirale qu’il semble difficile d’arrêter.

Lire la suite

18:32 Publié dans Archi, Patri | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : surélévations, genève, 14-16 route de florissant, domulor | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/05/2016

3e surélévation du 2 Deux-Ponts: le roi est nu

L'ancienne usine Beyeler déjà surélevée de deux étages pour son centenaire en 2010 est un bâtiment dont les instances de la Ville et de l'Etat ont reconnu l'importance au titre de patrimoine industriel. Un nouveau projet de surélévation défraie actuellement la chronique. Trop souvent impassible, le public s'en mêle. Et les satiristes s'en emparent: un photomontage produit il y a quelques jours dans le Tribune de Genève proposait d'ajouter encore un chalet suisse et un Parthénon pour couronner le tout [1]! Les tribunaux saisis de l'affaire brandissent des expertises contradictoires: celle de la Commission d'architecture opposée à ce dernier projet, celle de la Commission des monuments, de la Nature et des Sites (à laquelle appartient le conjoint de l'architecte) favorable. Comment expliquer qu'on puisse arriver à ce genre de proposition sur un immeuble très en vue du quartier de la Jonction qui a déjà fait l'objet d'une surélévation attentivement réglementée et suivie par les instances du patrimoine ?

IMG_1378[1].JPG

Lire la suite

15:28 Publié dans Archi, Patri | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : surélévations, genève, rue des deux-ponts, usine beyeler | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/02/2016

MAH Fiction: le 29 février du Non

La querelle du MAH a pris une tournure homérique. Mais les Ulysse locaux n'ont pas su nous emmener en voyage ... Pas davantage que les Circé et les Calypso ... Rien qui n'incite au rêve, ni au dépaysement, ni au décentrement. Et ce n'est pas faute de moyens, de vidéo-simulations et d'"after" ... mais, à force d'en faire tant et trop, leur nef n'a jamais pris le large. Elle s'est embourbée sans grâce et sans esprit dans un sillon glaiseux.

ulysse-calypso.jpg

Ulysse et Calipso, Arnold Böcklin

Les semaines précédent le scrutin ont été émaillées d'offensives quotidiennes à l'arme légère ou avec balistique lourde. Les élites politiques et leur garde rapprochée ont consacré une énergie et un temps inouïs (c'était somme toute disproportionné et c'était avec de l'argent public!) en escarmouches et estocades de toutes sortes. Le président du Conseil d'état est même descendu personnellement dans l'arène municipale, chose jamais vue. Un certain establishment a défendu envers et contre tous un projet contre lequel la population genevoise s'était déjà mobilisée par un référendum largement soutenu. Il faudra du temps et des investigations pour comprendre tous les tenants et tous les aboutissants du projet officiel.

Lire la suite

01:52 Publié dans Archi, Genève, Patri | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : mah, musée d'art et d'histoire, genève | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/11/2010

Et si Genève était (toujours) une ville magnifique ...

Et si Genève était (toujours) une ville magnifique ...! Soleil radieux en cet après-midi d'automne. La liberté du déplacement en TPG qui fonctionne bien depuis le matin. Un tram suit l'autre, vite; j'arrive à l'Uni en moins de vingt minutes, délivrée du souci du parcage, des rondes répétées et obstinées, effectuées par des paires de contractuel(le)s, têtues et inflexibles, ronde qui devient sarabande répétée, un peu frénétique, dans le quartier Candolle/Place Neuve. Bien sûr je me bouche un peu le nez pour tenter de ne pas aspirer l'air vicé des gaz d'échappement. Comme est nauséabond le produit de nos pots, catalysés ou pas, quand on est piéton!

 

Photo0191.jpg

Lire la suite

21:23 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : genève, tpg, trafic automobile, rade, mouettes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/06/2010

25 ans de Maison Tavel

Depuis 25 ans l'historien de l'art Livio Fornara, qui est entré au "Vieux Genève" en 1978, est aux commandes de la Maison Tavel. Patiemment, discrètement mais efficacement, Livio a poursuivi un remarquable travail de valorisation de la Collection iconographique genevoise, dont il a longtemps tenu les rennes. Au fil des expositions présentées dans la grande salle souterraine, les Genevois et les étrangers ont pu se familiariser avec l'histoire genevoise et voir se bâtir et se transformer les différents quartiers de la cité.

Lire la suite

17/05/2009

Lettre ouverte à M. Patrice Mugny, Conseiller administratif de la Ville de Genève

MAH_Ass_Musées_CH_Lettre_Mugny.pdf

MAH_D_Radrizzani au CA.doc

MAH_RMM_Lettre au CA_11.5.2009_rmm3.doc

 

Genève, le 14 mai 2009

 

Monsieur le Conseiller administratif,

 

La manière aussi théâtrale que brutale avec laquelle a été démis de ses fonctions le directeur des Musées d’art et d’histoire de Genève, chassé comme un malfaiteur, a peut-être répondu à des calculs politiciens qui nous échappent ; mais elle a gravement nui à l’institution même, non seulement parce que ce directeur à la veille de sa retraite était certainement mieux qualifié pour expédier les affaires courantes jusqu’au 1er octobre, date d’entrée en fonction de son successeur, qu’un responsable politique et qu’un comité de pilotage aux compétences pour le moins problématiques, mais encore et surtout parce qu’il a durablement terni l’image des Musées d’art et d’histoire auprès de la population dont les impôts assurent l’existence de l’institution, auprès des collectionneurs et mécènes qui lui apportent une aide irremplaçable, comme auprès des visiteurs potentiels. Les conséquences s’en font déjà sentir.

L’audit réalisé (pour 52.000 Euros) par la société Eurologiques qui a servi de prétexte à cette démission forcée portait sur deux domaines distincts, les ressources humaines et les problèmes de personnel d’une part, les collections, les locaux, la muséographie et les publics d’autre part. Comme vous le saviez depuis longtemps, les conditions de travail dans les Musées d’art et d’histoire (ainsi qu’à la Bibliothèque de Genève) avaient déjà fait l’objet de nombreuses plaintes et de plusieurs démarches : Mme Isabelle Brunier vous avait interpellé sur ce sujet ; votre réponse avait provoqué l’envoi d’une lettre au Conseil municipal par les présidents de commissions du personnel ; enfin, deux membres du Conseil municipal avaient déposé le 20 mai 2008 un projet de motion qui, pour soutenir le personnel, concluait à la nécessité de faire réaliser un audit. Toutes ces démarches avaient en commun de vous désigner comme responsable d’une situation à laquelle il vous incombait de remédier, le Conseil administratif étant tenu d’assurer une bonne gestion des personnels des différents services de la Ville. À la suite de l’audit que vous avez fini par commander vous-même, c’était donc vous, en toute logique, qui auriez dû donner votre démission.

On est en droit de se demander pour quelles raisons l’audit confié à Eurologiques a été élargi à des domaines qui n’étaient pas prévus à l’origine, comme les collections ou encore la muséographie qui ressortit directement à la compétence du directeur. Les auteurs de l’audit prétendent voir dans le fait que les Musées d’art et d’histoire seraient restés « en marge des réalités du siècle », sans projet « sociétal », la cause profonde du malaise ressenti par les personnels – comme si le seul fait d’être impliqué dans un projet fédérateur et innovant, pour reprendre le jargon à la mode, suffisait à régler les conflits de personnes, sans parler des questions d’ordre purement pratique. Il leur est d’autant plus facile de l’affirmer que toute la partie du rapport qui traite du management se compose d’affirmations générales et abstraites et de jugements dépréciatifs, mais qu’elle ne contient aucune donnée concrète concernant les conditions de carrière, les cahiers des charges, les tâches effectives, etc.

En ce qui concerne la fonction et les missions des Musées d’art et d’histoire de Genève, les auteurs de l’audit ne font que projeter sur ceux-ci, ne disons pas une idéologie (car le terme suppose une cohérence interne qu’on ne discerne pas dans leurs propos), mais un tissu de préjugés et de partis pris, souvent contradictoires, qui pourraient s’appliquer à n’importe quel autre établissement du même ordre, les auteurs déclarant eux-mêmes que la plupart des musées européens souffriraient des même maux – on pense aux Offices, au Prado, à la National Gallery de Londres, à l’Alte Pinakothek de Munich, à bien d’autres encore ! Deux oppositions simplistes structurent leur discours, entre, d’une part, un passé révolu dont il serait impératif de rejeter les survivances et un présent ou un avenir, tel du moins qu’ils le voient, auquel il conviendrait de se soumettre, et, d’autre part, entre une élite sclérosée d’amateurs et de spécialistes d’un autre âge et de nouveaux publics toujours invoqués sans être jamais précisément définis. La notion de beaux-arts étant tenue pour une notion élitiste appartenant au passé, on croit comprendre que, pour les auteurs, un musée d’art devrait être transformé en un parc d’attractions. Mais une rhétorique aussi partisane (et aussi usée) dissimule mal, sous prétexte de démocratisation, une démagogie au service d’une conception purement affairiste des entreprises culturelles.

Lorsque les auteurs sortent des généralités pour évoquer des aspects particuliers des Musées d’art et d’histoire de Genève, ils le font en des termes aussi blessants qu’injustifiés. S’agissant de l’origine de leurs collections ou de la valeur (trop faible, selon eux) des œuvres qui les composent, en particulier, leurs commentaires atteignent un rare niveau d’ignorance et d’absence de logique ou de mauvaise foi. Il n’y aurait rien de scientifique dans la genèse de ces collections, rien de rationnel dans leur essaimage en différents lieux. Mais les collections de tous les grands musées d’art se sont accrues d’abord par des dons et des legs sans qu’il ait jamais été possible d’imposer aux futurs donateurs, à l’avance, la rationalité d’un projet scientifique défini a priori, ni qu’il ait été jugé opportun de refuser leurs libéralités sous prétexte d’incompatibilité avec un tel projet. Quant à qualifier les acquisitions de lubies, l’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire eût dû conduire à en donner des exemples. Que Ferdinand Hodler ne jouisse pas de la même notoriété universelle qu’un Cézanne ou qu’un Manet ne signifie pas encore qu’il ne soit connu que « des spécialistes et grands amateurs » ; c’est de plus ignorer le pouvoir identitaire que ses œuvres possèdent pour la Suisse et pour Genève en particulier.

Il est fâcheux qu’une telle diatribe s’achève, comme la montagne accouchant d’une souris, par un catalogue de mesures qui relèvent de la plus pure banalité, puis par des recommandations aussi creuses que le rattachement de la Bibliothèque d’art et d’archéologie au service des bibliothèques ou aussi aberrantes que l’autonomisation du Musée Rath – sans parler de la mise en place d’une formation à la médiation avec « une université à déterminer », les auteurs de l’audit ayant sans doute oublié de consulter les programmes d’histoire de l’art de la Faculté des lettres de Genève, à moins que la formule ne cache pudiquement certaines ambitions.

À la lecture du rapport d’audit, on en vient à se demander comment ses auteurs, honorablement connus par ailleurs et qui, selon vos dires, auraient été recommandés par le Comité suisse de l’International Council of Museums (mais l’on aimerait bien savoir par quelle instance précisément de ce Comité !), n’ont pas compris que leur réputation n’avait rien à gagner à signer un factum d’une telle indigence intellectuelle. On se demande aussi comment un responsable politique dont on attendrait un minimum d’esprit critique a pu prendre au sérieux une pamphlet aussi hargneux qu’inconsistant.

Il reste à espérer qu’après ce coup d’éclat désastreux pour l’image des musées de Genève, le prochain directeur pourra agir dans un climat de sérieux et de sérénité.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller administratif, l’expression de notre considération distinguée.

 

Érica Deuber Ziegler

historienne de l’art

 

Leïla el-Wakil

M.E.R. en histoire de l’architecture

à la Faculté des lettres de Genève

 

Cécilia Maurice

historienne de l’art

 

Pierre Vaisse

Professeur honoraire d’histoire de l’art contemporain

à la Faculté des lettres de Genève

 

Jean Wirth

professeur d’histoire de l’art du moyen âge

à la Faculté des lettres de Genève

18:44 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : culture, genève, musées d'art et d'histoire, cäsar menz | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/12/2008

Halte aux migrations de l'UBS

index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=440998

On pourrait sans trop exagérer dire qu'un bâtiment sur quatre du centre ville de Genève est un établissement bancaire. Genève toutefois possède un quartier qu'on appelle le quartier des banques et qui remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Des beaux bâtiments fazystes à toiture Mansart, construits dans le périmètre situé entre le Grand Théâtre, le Rhône, la rue de la Corraterie et le boulevard Georges Favon, abritent encore plusieurs établissements bancaires. Le secteur Bel-Air-Corraterie offre a lui seul une importante concentration de banques et l'on y assiste depuis une vingtaine d'années à un étourdissant ballet de chaises musicales.

Le Crédit Lyonnais du quai de la Poste s'installa en 1876 dans l'ancien marché couvert transformé en nouvelle poste par Jacques-Louis Brocher dans les années 1840. Le premier siège de la Société de Banques Suisse fut construit au n° 6 de la Corraterie par Edmond Fatio en 1911-1912, à l'emplacement d'un tronçon de la rue de la Corraterie malheureusement tombé à l'occasion du percement de la rue du Stand. Maurice Turrettini construisit en lieu et place de la Maison des Trois Rois de Bel Air le siège du Crédit Suisse, conservé à son emplacement sous une carrosserie clinquante. Tout les quinquagénaires se souviennent encore du scandale suscité par la construction de la Caisse d'Epargne de la Corraterie (1968-1972), surnommée la Kaba; cette dernière, à laquelle on avait fini par s'habituer, vient de subir un rhabillage BCBG aseptisé pour le compte de BNP Paribas.

boule29.JPGL'histoire pleine de péripéties du parc immobilier de l'UBS au centre ville de Genève est une histoire qui mériterait d'être finement analysée. UBS résulte comme chacun sait de la fusion en 1998 de la Société de Banque Suisse et de l'Union de Banques Suisses. UBS se retrouve de ce fait à la tête d'un important patrimoine immobilier. Peu de temps avant la fusion la SBS, forte de son magnifique hôtel des banques angle rue de la Corraterie et rue de la Confédération, a procédé à d'importants travaux sur le n° 5 rue de la Corraterie, un immeuble de Marc Camoletti construit au début du XXe siècle à l'emplacement de l'ancienne Tour Thelusson.  Cette opération de la fin des années 1980 fit couler beaucoup d'encre. En effet les associations d'architectes et les défenseurs du patrimoine s'insurgèrent contre l'empaillage du bâtiment, dont on ne conserva que la façade derrière laquelle on construisit un bâtiment bancaire moderne doté de quatre niveaux de sous-sols pour les safes. A cette occasion le magnifique siège de la SBS sur la rue de la Confédération fut complètement remodelé; il perdit son splendide hall des guichets, morcelé et remplacé pour partie par le chocolatier Desplanches et pour partie par d'autres locaux commerciaux.

Les aléas récents font que l'UBS annonce vouloir se dessaisir de son siège de la rue de la Confédération, qui devrait être transformé en commerces.  Les bâtiments de la Corraterie devraient suffire. Mais on apprend que la banque lorgne aussi sur le côté pair de la rue, le bel alignement construit sur les plans de Guillaume-Henri Dufour et de Samuel Vaucher, sous la Restauration genevoise, comme une petite rue de Rivoli, résidentielle et commerçante. Avec ses belles arcades commerciales l'alignement a réussi à échapper jusqu'à présent à l'occupation bancaire. Contrairement au côté impair qui comprend notamment la maison devenue Lombard, Odier, Darier, Hentsch et Cie au n° 11, un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle amplifié et modifié au cours du XXe siècle et qui a conservé sa fonction d'hôtel bancaire jusqu'à nos jours.

Cette fébrilité du secteur économique pèse lourd sur le patrimoine genevois depuis l'époque des Trente Glorieuses. Les Genevois lui ont sacrifié leurs quais, leurs Rues Basses, leurs anciens grands magasins. Or le patrimoine architectural ne devrait en aucun cas être à ce point inféodé aux aléas de l'économie. En effet il se définit comme un héritage qui nous vient de nos pères et que nous avons le devoir moral de léguer à la postérité. A ce titre le côté pair de la rue de la Corraterie mérite qu'on en protège la forme et les activités qui s'y trouvent.

 

 

 

 

21:23 Publié dans Patri | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : patrimoine, banques, sbs, ubs, genève | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/12/2008

L'ACES fête ses deux ans

L'ASSOCIATION CULTURELLE EGYPTO-SUISSE fête ses deux ans. Constituée en novembre 2006 par un comité fondateur de trois membres, l'Association culturelle égypto-suisse connaît un réel succès. Elle réunit régulièrement ses membres autour d'activités culturelles de qualité dans la vie genevoise. Des conférences, des visites d'expositions, des spectacles, des soirées conviviales tourant autour de l'Egypte, ancienne ou contemporaine, rallient un public de Suisses amoureux de l'Egypte et d'Egyptiens ravis d'entendre parler de leur culture nationale.

Le 9 décembre dans la salle U 259 de UniDufour, 24 rue du Général Dufour, 2e étage, à 18h30, le grand musicologue genevois, Pierre Michot, viendra nous entretenir de MOZART L'EGYPTIEN (voir précédemment dans ce blog, Pierre Michot Mozart l'Egyptien). Cette séance, qui promet d'être passionnante, est ouverte à tout public intéressé.

En janvier Fouad Sarhank évoquera la famille royale d'Egypte lors d'une soirée au Café Papon; puis Sandrine Keriakos évoquera le statut des coptes en Egypte. Le programme de la fin de l'année est en cours d'élaboration;

L' ASSOCIATION CULTURELLE EGYPTO-SUISSE se réjouit de vous accueillir lors de ses manifestations et de vous compter parmi ses membres.

http://www.arabia.pl/english/content/view/285/16/

 

 

16/11/2008

Que se passe-t-il au Collège Calvin?

collège calvin.jpg

Le Collège Calvin est indubitablement l'un de nos plus vénérables monuments. Vénérable par son ancienneté puisqu'il s'apprête à fêter ses 450 ans en 2009, tout comme l'Université du reste, vénérable comme monument remontant à la Renaissance, vénérable comme institution fondée par Jean Calvin en tant qu'Académie. Plusieurs manifestations se préparent pour célébrer cet anniversaire et notamment une publication de Pierre Monnoyeur, historien de l'architecture et grand connaisseur de l'édifice.

Des travaux de restauration du Collège Calvin, très attendus et très mérités, ont commencé au printemps 2008. S'agissant d'un monument classé de grande ancienneté, on se pose tout de même un certain nombre de questions quant aux garanties prises relativement aux compétences mises en oeuvre sur ce chantier où des connaissances très pointues en matière de restauration monumentale s'imposent.

On apprenait il y a quelques jours qu'une colonne du XVIe siècle, signalée par Albert- E. Roussy, ancien directeur du Collège n'avait pas même été protégée lors de travaux entrepris dans l'extraordinaire charpente à poteaux d'origine.  De même on remarquait les dégâts causés par le passage du karcher sur les façades de la partie construite par Louis Viollier et Alfred Olivet dans les années 1880. Un tableau d'Albert Durade, représentant la fondation du collège Calvin et suspendu au revers du mur traité au karcher s'en est trouvé endommagé!

Le chantier est à présent suspendu et l'on attend le résultat des expertises demandées. On ne peut que redouter que l'auguste monument classé ne soit pas entre les meilleures mains, des mains de spécialistes de la restauration monumentale à même de conduire le chantier et les ouvriers de sorte à éviter tout faux pas. 

 

22:17 Publié dans Patri | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : collège calvin, restauration, renaissance, genève | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/06/2008

Foot et culture

Nous voici déjà arrivés presque au terme d'une expérience-pilote tentée à Genève dans le cadre de l'Euro 2008 et qui a été baptisée Open Culture. L'Université de Genève (la formation continue Patrimoine et Tourisme), soutenue dans ce projet par Genève-Tourisme, a souhaité offrir aux visiteurs de l'Euro et à toute personne intéressée des commentaires culturels sur l'histoire et le cadre urbain et architectural de Genève en deux points donnés: le parc des Bastions vers la place Neuve et le quai Général Guisan vers la place du Rhône. Deux podiums ont été dressés en ces deux emplacements du haut ou au pied desquels des élèves de Patrimoine et Tourisme et quelques guides diplômés ont pris la parole dix jours durant.

Lire la suite

19:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : culture, genève, histoire, arts; architecture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook