02/05/2010

Héritage et globalisation: la leçon de Hassan Fathy

 

Symptôme d’un monde occidental en profonde mutation, la production des architectes du Mouvement moderne, en promouvant de façon musclée les nouvelles technologies, se coupe, dès les années 1930, d’une forme de tradition architecturale et de ses savoir-faire. L’épisode post-moderne, provoqué par les secousses liées au premier choc pétrolier, ne parvient pas à freiner durablement le flot des prouesses technologiques. La surenchère est plus que jamais d’actualité dans un star system architectural, où le geste monumental, l’exploit sensationnel, l’invention de nouvelles tours de Babel semblent encore l’emporter sur les réflexions fondamentales relatives au cadre de vie.  L’attention aux divers patrimoines ethniques, le souci de l’ancrage socio-territorial du bâti, la production d’une architecture située, qui étaient le propre des préoccupations de l’architecte dans les années 1970, font profil bas face à la fascination quasi-généralisée pour un formalisme global et totalitaire, servi par le DAO et une technologie industrialisée de grande sophistication.

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